Une initiation au kin-ball pour mettre en relation jeunes et futurs employeurs à Limoges

L’après-midi du jeudi 30 mai, le gymnase Raynaud, situé rue Henri-Lagrange à Limoges, était animé. Les jeunes des missions locales de Nouvelle-Aquitaine y rencontraient de potentiels futurs employeurs autour d’une initiation au kin-ball.

Oubliez la cravate nouée d’un patron excédé qui, le temps d’une journée, voit défiler les postulants. Oubliez votre pire défaut ou vos motivations les plus acceptables. Enfilez plutot vos baskets.

« Passe le relais » est une initiative de la mission locale de Limoges Métropole. Son objectif est de démystifier le premier contact avec l’employeur en partageant un moment de pratique sportive.

C’est ainsi que récemment, une quarantaine de jeunes étaient présents au gymnase André-Raynaud, en compagnie de représentants de diverses entreprises, comme la SNCF, ADN 87 (aide à domicile) ou encore Randstad (intérim).

Tous ont participé à une initiation au kin-ball. Ce sport méconnu, le seul permettant à trois équipes de jouer simultanément, a vu le jour en 1987 au Québec. Il se pratique avec un gros ballon léger de 1,22 m de circonférence. Comme au volley-ball, il s’agit d’éviter que l’équipe adverse puisse le rattraper, mais le filet en moins puisque les joueurs se déplacent librement sur un terrain de 21 m². L’équipe qui sert doit annoncer la couleur de l’équipe qui rattrapera le ballon. Une découverte pour tous qui aura fait mouche, l’ambiance ce jour-là dans le gymnase limougeaud étant pour le moins conviviale et décontractée. Dans la foulée, les jeunes ont pu profiter d’un temps d’échanges avec les acteurs du monde professionnel, avec lesquels ils avaient déjà établi un lien.

« C’est moins académique, moins conventionnel, ça permet aux jeunes d’aborder l’employeur différemment », étaye Isabelle Moreau, responsable coordination et communication à la mission locale de Limoges Métropole.

De fait, à l’approche d’un été olympique, ladite mission locale insiste sur le sport comme vecteur de lien, sachant que le kin-ball est un sport où prime le collectif, l’immense ballon ne pouvant être saisi que par au moins, deux personnes. « C’est génial de mêler ainsi vie professionnelle et loisir. On est plus détendu que derrière son ordinateur à écrire un CV. Avec la mission locale, on se sent vraiment aidé », explique par exemple Abdel, jeune homme de 22 ans souhaitant devenir contrôleur SNCF.